Jurisprudence et législation
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Aucune
personne ne pouvant être sanctionnée en raison de son état de santé, le fait
de quitter son poste sans autorisation pour se rendre chez le médecin ne
constitue pas en soi une faute justifiant le licenciement. Par ces motifs: Casse. -- NOTE: Une lecture hâtive de la décision pourrait laisser une -impression mitigée peut-être en raison de la formulation et de la référence à l'article L. 122-45 du Code du travail. A bien y regarder cependant, elle est en cohérence avec la jurisprudence relative à l'impact de l'état de santé sur la relation de travail. En effet, si la salariée malade était restée chez elle le matin des faits, avait fait appel à- un médecin en prévenant l'employeur et en lui envoyant ultérieurement lé certificat d'arrêt de travail, personne n'aurait trouvé à y redire. l'on sait même que la non fourniture dans les délais du certificat médical ne constitue pas nécessairement une faute justifiant la rupture (P.-Y. Verkindt La maladie du salarié et la poursuite de la relation de travail: TPS 1998, CHR. n° 15) et que la maladie n'entraîne que la suspension du contrat, la rupture ne pouvant intervenir et encore de façon très contrôlée (V Cass. soc., 13 mars 2001: TPS 2001, comm. n° 172) - qu'en cas de prolongation ou de réitération des absences, Mots-clés: maladie - Abandon de poste - Faute Juris-Classeur: Travail Traité, Fascicule 28-20 |