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Les dispositifs de maintien Devant le vieillissement de la population salariée, l'accroissement des arrêts de travail pour maladie ou accident, la mise en invalidité de nombre d’entre eux, notamment pour les plus âgés et le nombre très élevé de licenciements pour inaptitude médicale, la question du maintien dans l’emploi et de l’adaptation des situations de travail de ces salariés handicapés ou en situation d’inaptitude devient essentielle. La question de la mise en place de dispositifs permettant d'assurer une mise en cohérence de l'ensemble des dispositifs et acteurs concourant au maintien dans l'emploi des salariés en situation d'inaptitude est tout à fait nouvelle et on peut même dire que c'est encore en cette fin d'année 2003 une des questions fortes, non résolue, en matière d'emploi des travailleurs handicapés. Si depuis la mise en place progressive du programme d'action de l'AGEFIPH, les opérateurs chargés de l'emploi des travailleurs handicapés ont dans un premier temps essentiellement orienté leur efforts vers l'embauche ils ont très vite constaté que le niveau de l'hémorragie due aux licenciements pour inaptitude était des plus important et même si les statistiques en la matière manquaient cruellement il était impossible d'ignorer ce phénomène massif. Les premières études réalisées ont confirmé l'importance de cette réalité et sa progression continue. De son coté l'entreprise doit faire face à ses obligations légales, l'employeur est tenu de reclasser tous les salariés victimes d'une inaptitude à leur poste de travail quelque' en soit la raison (maladie ou accident du travail) Chaque année les licenciements pour inaptitude excluent du travail (directement et définitivement pour la plupart d'entre eux) des dizaines de milliers de salariés dans le même temps des dizaines de milliers d'autres salariés présentent d'ores et déjà des restrictions médicales telles qu'elles mettront à courts ou moyens termes en cause leur avenir professionnel si aucune mesure préventive n'est mis en œuvre.
Il est évident que les moyens comme les acteurs mobilisés au début des années 90 pour faire face aux licenciements pour inaptitude s'avèrent insuffisants, inadaptés et souvent inefficaces. Les médecins du travail qui sont évidement au premier rang de cette action apportent de façon concrète leur contribution mais sont le plus souvent amenés devant le manque d'alternatives à constater l'inaptitude à tout poste qui se traduit infailliblement par un licenciement. Or là ou des dispositifs se mettent en place des progrès sont réalisés, des maintiens sont assurés avec une pérennité de l'emploi tout à fait importante notamment lorsque celui ci s'accompagne d'un diagnostique médical et socioprofessionnel concerté, d'un véritable projet professionnel, et de la mise en place de mesures d'adaptations, d'accompagnement et de formation nécessaires. Dans bien des cas et pour de multiples raisons, les acteurs ne travaillent pas ou mal ensemble, s'ignorent parfois. La mise en cohérence de leur action n'est pas assurée, chacun se débrouille avec les moyens du bord et aucune logistique ne vient favoriser cette nécessaire pluridisciplinarité. La mise en place de dispositifs de coordination des acteurs et opérateurs de maintien, la centralisation et la prise en charge des signalements et de toutes situations potentielles de risque d'inaptitude ou de rupture du contrat de travail s'avèrent indispensables. Il est un des objets majeur du progrès nécessaire, en matière d'emploi des travailleurs handicapés, de prévention des risques professionnels et de garantie du droit à l'emploi et à la santé.
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