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Introduction
Le projet d'accord d'entreprise
Introduction
C'est dire que le législateur à mis au rang des préoccupations de l'emploi des travailleurs handicapés la nécessaire négociation entre les partenaires sociaux. Les organisations syndicales ont bien pour mission première la négociation d'accords collectifs et par conséquent le rôle d'agir dans l'entreprise ou dans le groupe afin de faire progresser les garanties collectives permettant d'assurer aux salariés une non discrimination pour raison de santé ou de handicap. Nous savons bien que l'humanisme et la gestion de l'économie ne font pas toujours bon ménage. Nous voyons bien que dans de nombreux cas le droit à la maladie, le droit de se soigner ou à reprendre dans des conditions adaptées l'activité professionnelle, sont mis en cause par des directions d'entreprises. Réaffirmer dans l'entreprise des règles du jeu plus sociales, plus humaines garantissant dans le temps l'emploi,le pouvoir d'achat, la prise en compte des problèmes de santé que tout salarié peut rencontrer est indispensable mais pas automatique. Le projet d'accord d'entreprise La loi du 10 juillet 1987 a fixé aux entreprises de plus de 20 salariés lobligation demployer 6% de travailleurs handicapés. Nous rappelons quil sagit dune obligation de résultat, qui laisse aux entreprises le choix des moyens, qui sont :
Laccord d'entreprise ou d'établissement Laccord dentreprise est sous utilisé. Là où il a été signé il nentraîne que peu souvent une politique volontariste en faveur du maintien et de lembauche de personnes handicapées. Aussi voulons nous attirer lattention de nos syndicats en formulant des propositions concrètes. Des accords permettant une réelle intégration des personnes handicapées. Il est admis par tous que le maintien ou lembauche de personnes handicapées ne simprovise pas. Il est souhaitable quelle soit préparée avec tous les partenaires de lentreprise : employeur, maîtrise, représentants du personnel, médecin du travail et plus largement les salariés mais aussi avec les partenaires institutionnels chargé de l'emploi et de la formation. Laccord dentreprise est un moyen privilégié pour déterminer, faire connaître et réaliser une politique pour lembauche ou le maintien dans lemploi de personnes handicapées. Contenu de l'accord : que dit la loi ,
Des accords dentreprise, pour quoi faire ? La base de tout accord repose sur une claire définition des objectifs à atteindre, sur les moyens mis en uvre, sur le calendrier de réalisation, en un mot, sur : lobligation de résultat. Cest le premier chapitre de tout accord. Il apparaît évident que la signature dun accord doit permettre de dépasser, à terme, la seule obligation de la loi, et, par conséquent le seuil minimum de 6%. A. Définition des objectifs La définition des objectifs permet de quantifier les engagements politiques, dassurer un véritable suivi. Ce peut être à la fois lobjectif datteindre un quota de 8% (il apparaît évident que la signature dun accord doit permettre de dépasser la seule obligation de la loi et, par conséquent le minimum de 6%), daménager de nouveaux ateliers plus conformes à cette intégration, de préciser lobligation de résultat qui sera naturellement différente dune entreprise à lautre. B. Moyens mis en uvre Les moyens sont naturellement : les outils de concertation et de mise en uvre, le rôle et les moyens accrus du C.H.S.C.T., les études de postes, dateliers, mais aussi, avec les structures extérieures : de formation spécialisée, pour linsertion de jeunes handicapés, avec luniversité pour les emplois hautement qualifiés et cest bien sûr lamélioration des conditions de travail invalidantes (Bruit, Pollution, Poussière etc..). C. Calendrier de réalisation Il doit permettre de mesurer les étapes à franchir. Nous pouvons imaginer quune entreprise occupant seulement 4% de travailleurs handicapés, se fixe un objectif à atteindre en 2 étapes : 6% en 2 ans et 8% en 5 ans, par exemple. Le calendrier permet dapprécier les résultats, de contrôler et de valider la mise en uvre de laccord. 2. LE RECLASSEMENT INTERNE DES SALARIES La réalité du travail, laccroissement des contraintes que subissent les salariés, les conditions de travail qui se détériorent, se traduisent par une usure prématurée pouvant aller jusquà linvalidité. De nombreuses personnes deviennent inaptes à leur poste de travail consécutivement à des accidents du travail, des accidents du trajet, des maladies professionnelles, des séquelles de maladies, etc.. Lexpérience nous montre que si tous les partenaires du reclassement sont saisis du problème en amont de la "consolidation" ou de la "stabilisation" de létat des personnes, des solutions positives peuvent être préparées (formation, étude de postes, aménagements techniques, etc..) 3. GESTION PRÉVISIONNELLE DES EMPLOIS A. Une politique demploi ouverte aux handicapés (embauche) Cela nécessite de la part de nos élus, dacquérir un réflexe en examinant préalablement à chaque embauche les possibilités dembaucher une personne handicapée. Cela peut faire lobjet dune sollicitation de lÉquipe Permanente au Comité Régional CGT. Celle-ci pourra, avec les élus au CE et au C.H.S.C.T. assurer le lien avec lEPSR, la COTOREP, lANPE, lAGEFIPH, la Médecine du Travail, etc. B. Remplacement des travailleurs handicapés qui partent en retraite ou en préretraite Les déclarations annuelles des entreprises montrent que de nombreux travailleurs handicapés de plus de 55 ans occupent un emploi dans les entreprises de plus de 20 salariés. Il est possible de prévoir leur remplacement par dautres personnes jeunes handicapés demandeurs demploi. Il sagit de réaliser une politique de lemploi des handicapés dans la gestion prévisionnelle des emplois de lentreprise. Même si les remplacements ne peuvent seffectuer au même poste, il est nécessaire de préparer des insertions qui permettront de maintenir le quota ou de laméliorer. C. Maintien de lemploi en cas de licenciement économique Lorsque la réduction des effectifs est envisagée, des moyens spécifiques de maintien dans lentreprise sont à examiner pour les travailleurs handicapés. Les dispositifs publics et celui de lAGEFIPH présentent un éventail très vaste daides à lemploi. D. Emplois réservés pour les personnes lourdement handicapées. Les emplois simples ne sont pas tous supprimés par le développement
des sciences et des techniques.
Les mauvaises conditions de travail sont à la base dune "production" de handicaps qui nécessitent une véritable bataille pour la prévention. Ces même conditions de travail "restreignent" laccès des travailleurs handicapés au milieu ordinaire. 5) FORMATION
De nombreux travailleurs handicapés ont de faibles niveaux de qualification. Ils rencontrent donc des difficultés supplémentaires à celles dues à leur handicap, pour conserver leur emploi, lorsque les mutations technologiques imposent des réorganisations, par exemple. Une démarche systématique de formation et dadaptation des handicapés à divers postes devrait favoriser leur déroulement de carrière ou leur maintien dans lentreprise.
Laccueil de stagiaires handicapés qui sont dans les dispositifs de formation initiale, de rééducation professionnelle, de formation en alternance est nécessaire pour préparer leur insertion (ou réinsertion) professionnelle. Lentreprise daccueil peut ainsi maintenir des relations directes avec les stagiaires handicapés ayant les qualités requises pour accéder aux divers postes existants en son sein.
Sensibiliser et former à laccueil de travailleurs handicapés, les salariés et cadres savère très souvent indispensable pour assurer dans les meilleures conditions lintégration des travailleurs handicapés.
Les Accords dEntreprise ou dÉtablissement doivent être agréés par le Directeur Départemental du Travail, de lEmploi et de la Formation Professionnelle (article L 323-8-1). Préalablement, il sollicite lavis de la Commission Départementale des Handicapés. Ces démarches prises en compte par nos syndicats et élus devraient favoriser la concertation entre lentreprise, les services de reclassement, ladministration, permettant ainsi de préparer linsertion professionnelle et le maintien dans lemploi dun plus grand nombre de personnes handicapées.
-tout d'abord financière : le non versement de la contribution volontaire à l'AGEFIP dans le cas ou l'emploi de 6% n'est pas atteint et l'utilisation de ces moyens à des fins internes, (formation aménagement de poste, encadrement de la mise en oeuvre de l'accord etc.). -la conséquence peu être aussi (et des exemples existent) la mise en oeuvre d'une politique volontariste aboutissant à des résultats important pour l'emploi des travailleurs handicapé au travers d'une démarche négociée et mise en oeuvre avec les représentants du personnel, avec ce qui n'est pas négligeable en matière de vitrine sociale, une image valorisée de l'entreprise. Les accords en France (Voir dossier statistiques et résultats) Quels sont les résultats en terme d'emploi de ces accords et concernent-ils beaucoup d'entreprises ? Source D.A.R.E.S. 1994 Les accords pour l'emploi des personnes handicapées concernent 2 487 établissements, soit un chiffre en baisse par rapport aux 2 623 établissements de 1994. 73 accords étaient en vigueur en 1995; il s'agit,
pour un tiers d'entre eux, de premiers accords et pour deux tiers (65%) de renouvellement.
Les résultats sont décevants, ils démontrent que les entreprises qui recours à
"l'accord" bénéficiant d'une exonération de la contribution à l'AGEFIPH ne
réalisent pas d'efforts réels et sont même en moyenne plus "mauvaises" que
les autres entreprises. On notera enfin que les emplois exclus représentent 15 % des
salariés déclarés dans le cadre des accords, contre environ 10 % en moyenne nationale. |
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| Entreprises | Nbre accords | % | Assiette d'assujetissement | Unités manquantes | % d'emploi chez les signataires | % d'emploi des autres entreprises | Dif. |
| - de 500 | 14 | 20 | 5.956 | 152 | 3,45% | 3,98% | +0,53% |
| + de 500 | 59 | 80 | 742.268 | 10.510 | 4,58% | 4,70% | +0,12% |
| TOTAL | 73 | 100 | 748.224 | 10.662 |
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