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Le CNCPH rend un avis mitigé
sur le projet de loi Boisseau
Les A.S.H. dans un article paru le-
16-01-04
http://www.ash.tm.fr/front/home.php
commente les
réactions du CNCPH le Conseil national consultatif des personnes
handicapés qui lors de sa réunion de sa commission plénière le 13
janvier 2004, s'est prononcé à son tour sur le texte du projet de loi
pour l'égalité des personnes handicapées.
D’après les ASH l'organisme reste mitigé devant la
réforme prévue de la loi de 1975. S'il rappelle son adhésion aux principes du
texte ("non-discrimination, accès à tout pour tous facilitant présence et
participation des personnes handicapées et compensation des incapacités")
qu'il considère comme "le socle d'une évolution de la condition des
personnes", le CNCPH déplore cependant que "la portée de la compensation soit
limitée selon l'âge des intéressés, leurs ressources ou un taux d'incapacité".
Le CNCPH pointe à nouveau le titre de la loi et rappelle que, comme indiqué
dans son précédent avis du 5 juin 2003, il souhaite que cela soit "loi
relative à l'égalisation des chances, à la participation et à la citoyenneté
des personnes handicapées".
Le conseil juge insuffisants les deux articles consacrés à la prévention, au
dépistage, à l'action précoce et à la recherche et "regrette que le projet de
loi ne leur confère aucun caractère contraignant ou opérationnel notamment en
matière d'accueil ou d'accompagnement".
Par ailleurs, le CNCPH demande l'introduction de
façon claire "des éléments qui ont disparu tels que les dispositifs de
protection juridique qui doivent figurer au titre de la compensation de même
que des propositions en direction des aidants familiaux".
Il revient également dans son avis sur différents aspects de la loi.
Concernant les questions de scolarité, s'il se réjouit de voir une partie de
ses travaux validée, le CNCPH regrette que n'apparaisse pas "le principe
d'inscription de l'enfant, de l'adolescent, sans exception, dans le cadre de
l'application du droit commun".
Quant à l'accessibilité, le conseil souligne qu'elle "ne saurait se résumer à
l'accessibilité physique des bâtiments et des transports". Et réclame
"l'inscription d'une obligation d'information et de formation de tous les
professionnels ayant responsabilité d'accueillir des personnes en situation de
handicap".
Le CNCPH a par ailleurs réaffirmé son souhait de voir mis en place un
"dispositif commun et universel de protection sociale". Même si, sur ce point,
les conclusions ont été reportées au texte concernant la future caisse
nationale d'autonomie et de solidarité et aux propositions de la mission
Briet-Jamet, attendues pour le mois de mai. Il s'inquiète également des moyens
qui seront mobilisés pour mettre en œuvre ces programmes d'action.
Enfin, le CNCPH constate que de nombreuses dispositions seront précisées par
décrets, et "demande à être directement associé à leur élaboration". Il estime
donc "nécessaire que la concertation se poursuive pendant toute la durée des
travaux législatifs et réglementaires à venir".
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