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  • Communiqué de la CGT du 7 février 2001 sur l'emploi des travailleurs handicapés 

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Emploi des personnes handicapées :cela ne va pas.

 La CGT dénonce la situation de l’emploi des personnes handicapées.

Après plus de 13 ans d’application de la loi du 10 juillet 1987, le taux officiel d’emplois de travailleurs handicapés dans les entreprises privées stagne à un peu plus de 4%, donc loin du minimum de 6% défini par la loi.

Le nombre des salariés handicapés entre 1996 et 1998 a diminué (- 2000).

Contrairement à l’idée répandue, les entreprises privées font moins bien que les trois fonctions publiques qui ne bénéficient d’aucune aide : en effet, le taux réel d’emploi, calculé comme pour le public, est à peine de 3%, le même taux que la Fonction publique d’État et moins bien que les fonctions publiques territoriales et hospitalières.

Il faut aussi dénoncer la situation dramatique des salariés, licenciés pour inaptitude vers les 50 ans. Toutes les études montrent qu’ils n’ont que très peu de chance de retrouver un emploi et les COTOREP comme les autres organismes décisionnels en matière de formation, malgré la législation européenne interdisant les discriminations pour âge, leur refusent l’accès à la formation.

Il est scandaleux que ce piètre résultat s’accompagne d’une pluie d’aide à l’AGEFIPH, qui se cumulent aux aides ordinaires de l’État.

Est-il normal, par exemple, de verser à l’employeur une prime dite de pérennisation du contrat de travail pour un salarié en CDD de 12 mois qui a déjà quitté l’entreprise !

La CGT pense que, pour développer l’emploi des personnes handicapées, il faut montrer plus d’exigence envers le patronat.

Pour cela, la CGT propose de :

  • Réviser la loi de 87, notamment en ne laissant à l’employeur pour exonérer de l’obligation d’emploi que l’embauche ou le versement d’une contribution fortement relevée pour être dissuasive et en instaurant sur ce sujet une obligation de négocier et en renforçant le rôle des organisations syndicales et des Institutions représentatives du personnel.

  • Revoir le programme de l’AGEFIPH dans le sens d’une plus grande rigueur envers les employeurs et en donnant aux syndicats et aux Institutions représentatives du personnel le pouvoir de contrôler l’utilisation des aides.

  • Donner aux COTOREP, les moyens matériels et humains pour un bon service aux usagers.

Montreuil, le 7 février 2001

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