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Actualité - Info rapide Circulaire DRT no 2002-05 du 14 février 2002 relative au programme d’actions coordonnées 2002 de l’inspection du travail pour la prévention des risques professionnels |
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Bulletin Officiel du Travail, de
l’Emploi et de la Formation Professionnelle
NOR : MEST0210026C (Texte non paru au Journal officiel) Pièces jointes :
annexes :
I. - LE NOUVEAU
CONTEXTE DES ACTIONS COORDONNÉES : Dans le
processus de réforme de l’Etat, le Premier ministre a institué, par
circulaire du 8 janvier 2001, l’élaboration de directives d’orientations
nationales (DON). Celles-ci « visent, à la fois, à rendre plus cohérent le
pilotage des politiques publiques par les administrations centrales et à
affirmer la responsabilité des services déconcentrés dans la mise en œuvre
des politiques ».
II. - LES
ORIENTATIONS NATIONALES DANS LE DOMAINE Elles se poursuivent selon les grandes lignes tracées, au cours des dernières années, sur les questions de fond posées dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail. Car ces questions constituent des exigences permanentes pour l’action conjuguée de l’ensemble de l’administration du travail. Il s’agit, en particulier, d’accroître la capacité de veille, en vue de mieux anticiper les évolutions des risques professionnels et de renforcer l’effectivité de la prévention et de l’évaluation des risques. 2.1. Anticiper les évolutions des risques et pathologies professionnels La priorité est
donnée aux questions liées aux pathologies professionnelles (par exemple :
agents cancérogènes, toxiques pour la reproduction, agents biologiques) sans
omettre celles relatives à la santé mentale et physique (stress, harcèlement
moral, troubles musculo-squelettiques, par exemple) induites
particulièrement par les effets des restructurations et des formes nouvelles
d’organisation du travail (intensification du travail, emploi précaire).
Comme le montre les statistiques de la CNAMTS, le nombre de maladies
déclarées, constatées et reconnues s’est accru de + 36 % et le nombre de
décès de + 53 % pour 1999 par rapport à 1998. Parmi les maladies
professionnelles, les affections péri-articulaires représentent, quant à
elles, près des deux tiers (63 %) de ces maladies en 1999.
2.2. Renforcer
l’effectivité de la prévention 2.2.1. Inscrire
l’évaluation a priori des risques dans la démarche de prévention :
c’est un enjeu de fond pour la protection de la santé et de la sécurité des
travailleurs
2.2.2. Les actions
pour 2002 doivent se développer et se poursuivre 2.2.2.1. Une
campagne portant sur les risques liés aux produits chimiques - notamment à
l’amiante - pour les réparateurs de véhicules automobiles 2.2.2.2. Les actions de fond pluriannuelles L’action « CHSCT
et délégués du personnel » (voir annexe II, fiche 2).
III. - APPUI AU
PROGRAMME DES ACTIONS COORDONNÉES Afin d’établir
le bilan national définitif des actions conduites en 2001 et la synthèse des
programmes régionaux des actions coordonnées envisagées en 2002, il est
demandé aux DRTEFP de transmettre à la DRT (bureau CT1-2), leur bilan et
programmation, au plus tard, le 29 mars 2002. 3.2. Appui financier aux actions Pour soutenir
la dynamique des actions coordonnées s’inscrivant dans une programmation
pluriannuelle, une délégation provisionnelle égale à 40 % des crédits
engagés en 2001, sera déléguée dans les meilleurs délais. Le solde et le
complément des crédits ne seront délégués qu’après réception des programmes
régionaux par la DRT (fin mars).
ANNEXE I
Le diagnostic
local doit s’inscrire dans un processus conduisant à l’élaboration de
programme pluriannuel d’actions assorties d’indicateurs permettant d’évaluer
la mise en œuvre des politiques. Dans cette perspective, la direction des
relations du travail a décidé de mettre en place, en novembre 2001, un
groupe de travail national. Il a reçu pour mission « d’élaborer une démarche
de référence pour des diagnostics établis en vue de conduire des actions,
permettant aux services déconcentrés du ministère de mettre en œuvre les
politiques dans les domaines des relations du travail ». La présidence de ce
groupe a été confiée à Marc Biehler, directeur régional de la DRTEFP du
Centre. Le diagnostic local doit également apporter une contribution
essentielle à la mise en place de la directive nationale d’orientation (DNO). ANNEXE II
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ENJEUX |
OBJECTIF ET CALENDRIER |
MOYENS |
INDICATEURS |
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L’interdiction générale de l’amiante
instaurée en France par le décret 96-1133 empêche, - depuis le 1er
janvier 1997 - toute commercialisation et cession de produits, matériel ou
dispositif contenant de l’amiante. |
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Un report d’un an de la période transitoire a
été décidé. Ce délai doit permettre la mise en place d’un dispositif
d’accompagnement spécifique, prenant en compte le risque pour les
professionnels intervenant sur les véhicules (entretien, réparation). |
Objectifs : |
- L’outil de contrôle, la liste des pièces
susceptibles de contenir de l’amiante et la liste des produits chimiques
seront diffusés aux agents de contrôle début mars 2002. |
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- Nombre de salariés concernés. |
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Fiche no 2
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ENJEUX |
OBJECTIFS |
MOYENS |
INDICATEURS |
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Des évolutions normatives sont prévues, en
2002, visant notamment à améliorer l’implantation des CHSCT, leurs
attributions, leurs moyens, la formation de leurs membres afin de leur
permettre de développer une approche global des risques. Ces éléments
nouveaux contribuent à réaffirmer les enjeux et les objectifs de cette
action amorcée depuis 3 ans, à savoir : |
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- lutte contre des pratiques de harcèlement
professionnel ; |
- Développer les participations de l’inspection
du travail et des autres participants institutionnels (médecins du travail,
ingénieurs-sécurité des CRAM) aux travaux des CHSCT, notamment dans les
entreprises à risques. |
- Poursuivre les actions de sensibilisation des
membres des CHSCT et des DP aux compétences nécessaires en matière de santé,
de sécurité et de conditions de travail, ainsi qu’en matière d’évaluation
des risques (mobilisation des médecins du travail, en liaison avec les
MIRTMO). |
- Nombre de CHSCT dans la région, les
départements. |
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Fiche no 3
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ENJEUX |
OBJECTIFS |
MOYENS |
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L’accroissement des pathologies à
effets différés, le nombre de salariés exposés (près d’un million
selon l’enquête SUMER), les perspectives d’adoption de nouvelles
valeurs limites d’exposition professionnelle contraignantes pour
certains agents cancérogènes, sont autant de raisons justifiant la
priorité qui doit être accordée. |
En utilisant, notamment, le document
méthodologique « diaporama sur les agents cancérogènes, mutagènes et
toxiques pour la reproduction en milieu de travail », il s’agira de
: |
- L’outil diaporama sera diffusé aux
services dès mars 2002 et, pour permettre son appropriation, une
formation est envisagée pour les personnes ressources dans le
courant du premier semestre 2002. |
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HFiche no 4
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ENJEUX |
OBJECTIFS |
MOYENS |
INDICATEURS |
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La surveillance du marché vise à assurer l’application effective et équivalente des directives européennes ayant pour objet de supprimer les entraves aux échanges en harmonisant, dans le progrès, les règles de conception et de construction édictées pour protéger la santé et la sécurité des utilisateurs de ces produits. |
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Son enjeu majeur est de s’assurer que les équipements mis sur le marché sont sûrs. Ils ne doivent pas être à l’origine d’atteintes à la santé ou à la sécurité des personnes tandis que les équipements de protection individuelle doivent effectivement prémunir contre le risque pour lequel ils sont prévus. |
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L’harmonisation européenne des règles vise à garantir un niveau de sécurité élevé, il importe de s’assurer que les règles adoptées, les normes prises pour leur application, et les prestations des organismes notifiés lorsque leur intervention est prévue, permettent d’atteindre cet objectif. |
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S’agissant de l’organisation de
l’action, en termes d’exercice des contrôles, une ouverture a été
faite par l’article L. 611-16 en direction d’autres services pour ce
qui concerne les lieux autres que les lieux d’utilisation où
l’inspection du travail reste seule compétente. |
Les signalements de machines non
conformes, grâce l’accroissement de l’utilisation de la base «
machines » (MADEIRA) par les services d’inspection, doivent
permettre : |
Accès direct à la base « machines » : |
- Relever les non-conformités de
machines au regard de la réglementation.
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Fiche no 5 Calendrier prévisionnel des actions coordonnées 2002
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ENJEUX D’une façon générale, les conditions de travail des salariés en sous-traitance se sont progressivement dégradées. Les conséquences du développement de l’externalisation peuvent être particulièrement graves dans les entreprises à risque industriel. Les phénomènes de sous-déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles, l’organisation du travail en cas de « surchauffe d’activité », les contraintes de temps de travail, l’insuffisance de formation des salariés liée aux risques auxquels ils sont exposés, aux situations de travail, sont des multiples raisons pour conduire une action de fond. La catastrophe de Toulouse met nettement en lumière la nécessité d’agir sur ces secteurs d’activité. Face à ces enjeux, l’action des services de l’inspection doit être inscrite dans un programme pluriannuel. C’est dans cette perspective que les objectifs fixés sont centrés prioritairement, en 2002, sur les établissements à risques, classés SEVESO II AS.
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OBJECTIFS l es
objectifs poursuivis ici rejoignent ceux fixés dans la circulaire DRT du 15 novembre 2001 et dans la
note commune du ministère de l’emploi et du ministère de
l’environnement du 14 décembre 2001, à savoir : - Etablir une cartographie et un état
des lieux des entreprises à risques dans chacune des régions. |
MOYENS - Pour répondre à ces objectifs, il
convient de définir et d’organiser, avec les DRIRE, les conditions
de communication, aux sections d’inspection, des informations
relatives aux établissements comportant des installations classées
pour la protection de l’environnement. |
INDICATEURS - Recenser le nombre d’entreprises
SEVESO :
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