Les "sorties" du milieu protégé  

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Les "sorties" du milieu protégé  sont rares, chaotiques et peu significatives

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Les "sorties" des travailleurs handicapés du milieu protégé sont d'autant plus faibles, qu'elles se heurtent à de multiples obstacles. Obstacles personnels que la personne handicapée a besoin de surmonter, nous y reviendrons, mais aussi obstacles d'autant plus redoutables qu'ils se situent au plan de l'environnement, économique, juridique, familial, administratif, social, ou encore financier. 

Bref c'est un parcours du combattant, ou la plupart renoncent avant même d'avoir commencé tant les conditions de réussite sont aléatoires complexes peu encouragées et demandent pour la personne concernée une volonté chevillée au corps tant elle va se retrouver seule contre tous. 

Certes bon nombre d'institutions réalisent des efforts conséquent pour développer une démarche d'autonomisation de respect de la personne et d'accompagnement qui tiennent compte des possibilités réelles de chaque personne, de leur attente de leur expression, mais il est aussi des situations ou nous sommes loin d'une situation idyllique. 

Si le ministère reconnaît (voir ci-dessous) que les résultats sont extrêmement médiocres  "0,2 % des personnes présentes en CAT sont sorties vers un atelier protégé et 0,4 % vers le milieu ordinaire" Il reconduit un objectif ambitieux, (2%) mais peu crédible compte tenue de cette réalité pour le moins tenace.

Le ministère précise quand à lui dans une circulaire de janvier 2001 
Insertion professionnelle des travailleurs handicapés

"Comme en 2000, les actions de nature à favoriser l'insertion des personnes handicapées dans un milieu de travail plus ordinaire doivent être encouragées.
Le plan pluriannuel de création de places nouvelles (1999-2003) offre l'opportunité de favoriser l'évolution des structures de travail protégé dans leur mission de consolidation et d'amélioration des potentialités professionnelles des travailleurs handicapés.
L'AGEFIPH, dans le cadre de la convention pluriannuelle d'objectifs (1999-2003) signée avec l'Etat, et de son programme exceptionnel (1999-2001), constitue un des partenaires privilégiés de l'insertion professionnelle des adultes handicapés et peut utilement contribuer à l'évolution des CAT.
Les projets de création ou d'extension de CAT doivent comporter une véritable dimension de formation et d'appui en vue d'une dynamique d'insertion en milieu de travail plus ordinaire constituant une des conditions de la décision de financement.
Un travail en réseau avec les divers acteurs de l'insertion professionnelle que sont notamment les COTOREP, les ateliers protégés, les conseillers à l'emploi spécialisés de l'ANPE, le réseau Cap emploi, qui regroupe les EPSR (équipes de préparation et de suite au reclassement) ou les OIP (organismes d'insertion et de placement), est essentiel afin de permettre aux adultes handicapés ayant acquis une capacité suffisante de travail de quitter les CAT.
La synthèse nationale du tableau de bord 1997 fait apparaître que 0,2 % des personnes présentes en CAT sont sorties vers un atelier protégé et 0,4 % vers le milieu ordinaire. Ainsi, une attention particulière pourrait être apportée dans un premier temps aux travailleurs handicapés de plus de 25 ans et/ou à ceux admis dans un CAT de grande taille, le taux de sortie dans l'une ou l'autre de ces situations étant particulièrement faible.
Dans ce contexte, l'objectif d'un taux de sortie minimum de 2 % est maintenu.
Cet effort doit bien entendu porter en premier lieu sur les personnes orientées à titre dérogatoire dans ces établissements alors qu'elles ont une capacité de travail supérieure à un tiers de la capacité normale, ainsi qu'aux personnes qui, au cours de leur séjour dans les CAT, ont pu acquérir une capacité de travail supérieure à celle ayant motivé leur orientation."

 

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