Un très grande partie de salarié et d’entreprise ne bénéficie pas du dispositif faute de signalement nécessaire et surtout de signalement le plus précoce possible. En effet, c’est encore trop souvent lors de la reprise du travail (et dans le cadre d’une procédure très contraignante) que la constatation de l’inaptitude va s’opérer.
Quand la question du maintien se pose en urgence, notamment lors de la reprise du travail (après par exemple, une injonction de reprise du médecin de la sécu), il s’agit d’une véritable course contre la montre trop souvent perdue. La constatation de l’inaptitude est établie par le médecin du travail, après deux visites espacées avec la nécessité de mobiliser l’étude ergonomique, le bilan de compétence, la formation ou autres mesures.
Cette question est d’autant plus préoccupante que, trop souvent, les syndicats et IRP ignorent l’existence des dispositifs. Ils sont donc absents au niveau du signalement, et rarement associés aux propositions de reclassement.
Or, anticiper les situations d’inaptitude est une des questions centrales pour permettre de construire une réponse de qualité et garantir une efficacité des solutions professionnelles envisageables.
La prévention des risques de rupture du contrat de travail et, par conséquent, l’enjeu des dispositifs de maintien dans l’emploi dépend de cette capacité d’anticipation, posant plusieurs questions essentielles :