Malgré les engagements du gouvernement en matière d’intégration scolaire, la rentrée des enfants porteurs de handicaps continue à poser problème. A tel point que le 4 septembre dernier, la mère d’un enfant de trois ans, originaire du Lot-et-Garonne, qui n’avait pu effectuer sa rentrée faute d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS), a porté plainte contre le ministère de l’éducation nationale.
Selon les associations, ce sont 2 000 enfants au total qui n’auraient pu effectuer la rentrée faute de personnel accompagnant. En effet, cet été environ 5 000 auxiliaires de vie scolaire ( AVS) ou emplois de vie scolaire (EVS) sont arrivés à terme.
Ce n’est que sous la pression des parents que certains de ces contrats sont partiellement renouvelés. Une situation dénoncée par les syndicats de l’éducation nationale et les associations : alors que le nombre d’enfants handicapés scolarisés augmente, il serait nécessaire de créer une véritable filière permettant de former les professionnels qui les aideront à suivre une scolarité normale. Mais les emplois existants sont aujourd’hui notoirement insuffisants et soumis à la plus grande précarité.